Le Blog de Numilog

Toute l'actualité du livre numérique

Ebook de la semaine : Oracle Tome 1 : Korrigans

Cette semaine, découvrez le premier tome de la saga Oracle, de Justine Morvan, une jeune aute

Cette semaine, découvrez le premier tome de la saga Oracle de Justine Morvan, une jeune auteure à suivre

« L'univers des légendes celtiques passé au shaker de l’urban fantasy »

             

Protéger le monde de l’apocalypse n’est pas une mince affaire, et l’organisation secrète O.R.A.C.L.E (Organisation de Régulation des Accidents, Conflits et Litiges inter Espèces) en sait quelque chose. Dévoués à la sauvegarde du statu quo entre le surnaturel et le commun depuis la nuit des temps, ses agents jouent des pieds et des mains pour empêcher les différentes races présentes sur Terre de s’entre-déchirer. Discrétion, efficacité, pragmatisme : tels sont ses mots d’ordre.

Celle qui les incarne le mieux est Youna, semi-elfe et officier autoritaire de la zone Celte. Prête à tout pour remplir ses fonctions, elle dirige d’une main de fer une unité d’intervention composée d’agents hauts en couleur : Talmad, faune aux prothèses bioniques, Netun, Korrigan affligé d’un trouble anxieux pathologique et Eliaz, jeune informaticien doté de pouvoirs psychiques.

Lorsque Youna et son équipe sont chargés d’enquêter sur une sordide série de meurtres au cœur de la zone Celte, ils ne savent pas encore que ces crimes ne sont que le début d’un véritable jeu de massacre. Une folie contagieuse, dont les racines s’enfoncent loin dans l’obscurité…

 

Les elfes aussi ont droit aux iFaunes

            

« Z’êtes sûrs qu’vous avez appelé la bonne équipe ? Parce qu’on a pas la réputation d’êt’ des danseuses étoiles, si vous voyiez c’que j’veux dire. »

Là où la fantasy nous sert en général des personnages principaux nobles et déférents, au pire peut-être un peu courts en termes de politesse, Justine Morvan nous flanque une tripotée de protagonistes prodigieusement impertinents qui nous régalent de leur culot. Les répliques de Netun et Youna sont croustillantes à souhait et le style narratif de l’auteure tout aussi acéré.

Tout ce beau monde évolue dans notre pays, nos villes, notre époque : notre quotidien. « Dans la grande famille que représentait la Vie, les humains n’étaient rien de moins que les cousins demeurés dont tout le monde se serait bien passé. » Certes, nous passons pour de francs abrutis, mais nous existons. Comme dans Harry Potter, l’histoire pourrait se passer dans la vie réelle. Mais ici, korrigans, faunes, elfes et autres bestiaux ont accès à la technologie. Un sms, c’est plus rapide qu’un hibou, Madame Rowling. La population surnaturelle vit effectivement en marge de la société humaine, mais pas en marge de son temps. Un heureux changement qui permet d’inclure des mages de la technologie qui pénètrent dans vos imprimantes mal protégées ou créent des arachnides de combat à partir de déchets technologiques. L’araignée géante d’Hagrid a un rival 2.0.

 

 Découvrir l'ebook

Ebook de la semaine : Inhumaines

Découvrez cette semaine le dernier roman de Philippe Claudel : Inhumaines, farce absurde et o

Découvrez cette semaine le dernier roman de Philippe Claudel : Inhumaines, farce absurde et outrancière, petit bijou d’humour noir.

Comédie (in)humaine

             

L’auteur nous avait prévenus : « L’homme est sans doute le seul animal à commettre deux fois les mêmes erreurs. Il est aussi l’unique à fabriquer le pire et à le dépasser sans cesse. À observer le monde comme il va, on hésite alors entre les larmes et le rire. »

De fait, à la lecture de ce petit recueil fait d’une succession de situations plus cyniques et absurdes les unes que les autres, on ne sait plus trop bien si l’on doit rire – jaune – ou pleurer.

Dans ces textes en forme de conte moral, on se distrait en faisant chavirer des embarcations de migrants, on assiste en nombre au suicide d’un collègue en se chamaillant à propos de la nature des canapés servis par la future veuve, on fornique à tout-va… Tous, du narrateur aux collègues dont on ne connaîtra que les noms de famille à l’image des cancres qu’on renvoie ainsi à leur médiocrité, se conduisent de façon aussi cruelle qu’irresponsable. Et Philippe Claudel de s’en donner à cœur joie pour dénoncer les errements d’une belle « Entreprise » pervertie par un système où celui qui ne tue pas est tué.

« Inhumaines est inspiré de faits réels. Toute ressemblance avec des personnes ou des situations existant est totalement volontaire. J’ai simplement forcé un peu le trait. À peine. »

 

Post coïtum animal triste

            

« J’ai choisi dans Inhumaines de m’affubler d’un nez rouge, d’exagérer le vrai pour en saisir l’atroce. Ma volonté était de cette façon de tempérer la cruauté née de notre société en la croquant de façon grotesque, ce qui permet de s’en moquer, en espérant contribuer à la corriger aussi, même si je n’ai guère d’illusion sur ce point : restons modeste. »

Et pourtant… Difficile de trouver de la mesure dans ce texte qui offre un concentré de veulerie, de préjugés et de jugements à l’emporte-pièce. Pas de circonstances atténuantes pour les Bredin, Morel, Dumoulin et autres Fournier, ouvertement racistes, misogynes, un brin réac. « Et les femmes ? », demanderez-vous. Légères, inconséquentes et bien trop gâtées. Tous se complaisent dans la vulgarité, victimes consentantes d’une époque désespérante.

Ce qui frappe le plus dans ces « Inhumaines », c’est la langue. Crue. En parfaite adéquation avec l’attitude décomplexée, à la limite de l’obscène, des protagonistes. Philippe Claudel, qui nous avait habitués depuis son très poétique premier roman Meuse l’oubli à une langue emprunte de délicatesse, se livre ici à un exercice de style jubilatoire. Il dévoile au grand jour, en optant pour l’outrance, ce qui était présent déjà, latent, dans J’abandonne, Les âmes grises ou Le rapport de Brodeck… l’humain dans ce qu’il a de plus sombre.

Philippe Claudel, qu’on n’a jamais lu aussi caustique, fait un sort au politiquement correct et nous sert un ouvrage délicieusement subversif.

 

 Découvrir l'ebook

Ebook de la semaine : Le temps des bohèmes

L'amitié engendre t'elle l'émulation artistique?

Cette semaine, nous vous proposons de découvrir avec Le temps des bohèmes un roman dont les personnages connus et moins connus, sont tous amoureux et libres.

L'amitié engendre-t-elle l'émulation artistique ?

             

Le temps des Bohèmes est le roman vrai des aventuriers de l’art moderne, quand Paris était la capitale du monde. Nous sommes dans le Paris frémissant et désinvolte, entre le Bateau-Lavoir à Montmartre et la Closerie des Lilas à Montparnasse. Peintres, poètes, écrivains, sculpteurs, musiciens, de jeunes gens à l’esprit de liberté nommés Apollinaire, Matisse, Picasso, Cocteau, Prévert se croisent, s’entraident, s’enivrent, ventre creux et idées en bandoulière.
Ce n’est que le début d’une monumentale épopée artistique qui durera jusqu’à la fin de la secondaire guerre mondiale.

Un ballet passionnant de destins croisés, superbement ressuscités

Un récit captivant de la vie intime des artistes et des intellectuels de la première moitié du XXe siècle. Dan Franck ressuscite l'époque de l'art moderne, d'une manière vive et lumineuse.

 achetez cet ebook

Ebook de la semaine : La septième fonction du langage, de Laurent Binet

Cette semaine, découvrez La septième fonction du langage de Laurent Binet, tout juste

Cette semaine, découvrez La septième fonction du langage de Laurent Binet, tout juste couronné du Prix Interallié 2015.

Roland Barthes aurait eu 100 ans

                          

Renversé par une camionnette de blanchisserie le 25 février 1980, Roland Barthes n’a pas survécu. Et s’il avait été assassiné ? C’est le postulat posé par le facétieux Laurent Binet, point de départ d’une rocambolesque enquête. Flanqué d’un jeune professeur de linguistique qui lui sert de « traducteur », le commissaire Bayard pénètre le milieu mondain de l’intelligentsia parisienne des années 80. À la veille de l’élection présidentielle, il se retrouve aux prises avec de prétentieux intellectuels dont il ne comprend rien aux discours, des universitaires adeptes des milieux interlopes et des espions bulgares. Mais qui aurait eu intérêt à liquider le plus grand critique littéraire du xxe siècle ?

                     

 Toute ressemblance avec des personnages ayant existé…

                          

Goncourt du premier roman avec le virtuose HHhH, Laurent Binet plonge cette fois ses lecteurs au cœur des milieux intellectuels et politiques d’une époque bientôt marquée par l’arrivée au pouvoir des éminences socialistes. Le mobile, cette « septième fonction du langage » qui aurait coûté la vie à Roland Barthes, est prétexte à une description féroce, souvent irrésistible de drôlerie, d’un monde qui marche un peu sur la tête. De Paris à Ithaca en passant par Bologne, on se laisse séduire par ces personnages loufoques, pompeux, et pourtant terriblement attachants.

 En savoir plus